1 yit)rdnende Typographie De l'ordre typographique in den letzten Jahren entstand in der Schweiz eine bestimmte Art des typographischen eitens, die zusehends an Breite gewinnt. Sie ist im Ausland kurz als «Schweizer Typo- phie« bekannt und hat ihre Zentren in Basel und Zürich. Wir haben einen ihrer konse- (intesten Vertreter, den seit Jahren an der Allgemeinen Gewerbeschule Basel tatigen l'rer für Typographie, Emil Ruder, gebeten, unsern Lesern diese Richtung in Text und I: zu erlautern. Seine theoretischen Ausführungen werden auf den Seiten 408-413 mit l'spieien aus der Praxis erganzt. Redaktion Au cours des dernières années s'est constituée en Suisse une certaine conception typographique qui ne cesse de gagner du terrain. L'étranger la désigne sous Ie terme génériquede«typographie suisse», laquelleases deux centres a Bale et a Zurich. Nous avons prié l'un de ses représentants les plus qualifiés, Emil Ruder, depuis seize ans professeur a I'Ecole des arts et métiers de Bêle, d'en présenter les grandes iignes a nos lecteurs, tant par Ie texte que par l'image. Ses théories sont exposées aux pages 408-413, iliustrées par de nombreux exempies pratiques. Rédaction l!. je Typographie wird in erster Linie als Mittel zum Ordnen verschiedener Dinge l'aufgefasst. Es geht nicht mehr um anspruchsvolle künstlerische Postulate -ia i j Kreationen, sondern um das Bemühen, den taglichen Ansprüchen formal 11 funktionell gerecht zu werden. Dabei soil das Gesetz der mühelosen Lesbar- eines Textes unbedingt erfüllt werden. Die Textmenge einer Seite soil so be- issen sein, dass sie vont Leser leicht bewaltigt werden kann; Zeilenbreiten von er 60 Buchstaben werden schwerer lesbar, Wortabstand und Durchschuss then in Beziehung zueinander und sind für ein flüssiges Lesen von grosser - Ifeutung. Erst nach Erfüllung dieser elementaren Forderungen stellt sich das bblem der Form. Diese Regeln bedeuten jedoch keineswegs eine Einengung r künstlerischen Freiheit zu Gunsten eines starren Systems. )ie Typographie, charakterisiert durch die maschinelle Herstel lung der einzelnen 'pen und das Setzen mit prazisen Massen innerhalb des rechten Winkels, ver- Igt einen klaren Aufbau mit deutlich geordneten Verhaltnissen und eine knappe, iffe Formulierung. lm Gegensatz dazu bildet die freie und entspannte Linie einer Istration z. B. eine sich ringelnde Schnur den denkbar starksten Kontrast. ,iaa:v vile Versuche, diese Regeln zu durchbrechen, schaden der Typographie: Soge- v:x.;fit nnte »handwerkliche« Unregelmassigkeiten in Buchstabenformen und Alter- •jtnnrrai rjivbuchstaben zur Variierung der gieichbleibenden Typen sind Fremdkörper, tatrtr:::. i; aus anderen Reproduktionstechniken in die Typographie eingedrungen sind. r:at i Typographie ist in beinahe noch grösserem Ausmass als die Gebrauchsgraphik i Ausdruck unserer Zeit der Technik, der Prazision und der Ordnung. La typographie est avant tout congue comme un moyen d'apporter un ordre déterminé auquel assujettir une variété de réalités diverses. II ne s'agit plus d'ambitieux postulats esthétiques et de «créations», mais bien de répondre, formellement et fonctionnellement, aux exigences de la vie quotidienne. Premier principe: la claire lisibilité du texte. La masse «textuelle» d'une page doit être mesurée de manière a être assimilable sans inutile effort par Ie lecteur. Des Iignes de plus de soixante lettres sont difficilement lisibles. Les espaces entre les mots et entre les caractères et les Iignes se doivent d'etre judicieusement proportion- nés. Le problème de la forme ne se pose qu'une fois cette condition élémentaire düment remplie. Mais bien entendu, ces régies ne signifient en rien une limitation de la liberté artistique, qu'il ne s'agit pas d'asservir a un système clos et rigide. La typographie, caractérisée par la fabrication mécanique des caractères et un travail de composition a angle droit, exige une claire répartition de ses éléments, des proportions et une formulation sobres et strictes. Par opposition, la ligne libre d'une illustration un cheveu, par exemple, ou Ie bouclement de quelque cordelette constitue le plus éclatant contraste. Toutes les tentatives en vue d'échapper a ces régies sont ennemies d'une typo graphie sainement congue. Les irrégularités soi-disant artisanales de la forme des caractères et l'emploi de lettres alternativement variées ne sont que des corps étrangers empruntés a d'autres techniques de reproduction que ia typo graphie, qui est, plus encore que l'art appliqué et publicitaire, une expression de notre temps; autrement dit elle est essentiellement précision et mise en ordre. igenseitige Beziehungen zwischen Funktion und Form. Beim Setzen von tchstaben zum Wort und zur Zeile taucht das Problem von Funktion und Form i, das hier anhand des Wortes »buch« verstandlich gemacht werden soil: Abb. 1 wird zuerst das Wort »buch« gelesen, und erst in zweiter Linie sieht ifn ein bestimmtes Gebilde vor sich. Somit ist der Lesbarkeit das Primat gesi- nrt. Von guter Typographie kann dann gesprochen werden, wenn der Zweck 1mal einwandfrei erreicht wird; das dürfte hier zutreffen. Mit dem Aufrechtstellen t Zeile in Abb. 2 wird die rasche Lesbarkeit erschwert und die Form starker ->s- lont: also zuerst Form, dann Funktion. Abb. 3: Die auf den Kopt gestellte Zeile libtein nahezu reines Formgebilde, dessen Lesbarkeit fraglich ist. Abb. 4 ,ch das Spiegeibild, obwohl dem Typographen vertraut, ist für den Laien un- lerlich und wird lediglich als Form betrachtet. Durch das einfache Austauschen ii' Buchstaben (Abb. 5) kann ein schönes Formgebilde entstehen, aber das >rt wird unlesbar. (Dies beweist, dass die formalen Qualitaten einer Schrift liser erkannt werden, wenn die Sprache unbekannt ist.) In Abb. 6 sind die Buch- :ben vollkommen neu zusammengefügt worden. Gerade und Rundungen ver- ■en sich zu einem graphischen Formenspiel ohne sprachliche Aussage: die bographie hat ihren Zweck verloren. Manchmal kann schon eine geringfügige hwachung des einen Teiles ein Überwuchern des andern zur Folge haben. Rapports réciproques entre fonction et forme. Lorsque l'on groupe des carac tères pour en former des mots, des Iignes, des paragraphes et des pages, nombre de questions se posent quant aux relations entre la fonction et la forme. Nous al Ions essayer d'en donner une idéé au moyen du mot buch (livre). Dans la figure 1, on lit d'abord le mot lui-même buch et c'est seulement après coup que I'on pergoit une certaine image. En d'autres termes, done, le pri mat de la lisibilité se trouve strictement observé. Or, on peut parler d'une bonne typographie lorsque le but a atteindre l'est en même temps d'une fagon satisfai- sante, ce qui est apparemment le cas ici. Avec la composition verticale de la figure 2, la lisibilité est amoindrie et la forme plus soulignée. Figure 3: composée de haut en bas, la ligne n'est plus qu'a peine lisible. Figure 4: l'image inversée comme en un miroir, bien que familière au typographe, est, pour le profane, illisible et n'est done plus pergue qu'en tant que forme. La simple interversion des lettres (fig. 5), laquelle peut être formellement génératrice de beauté, rend, elle aussi, le mot illisible. (Ce qui rappelle également que les qualités formelles de la chose écrite ou imprimée apparaissent avec plus d'évidence dans une langue inconnue.) Dans la figure 6, les lettres sont ordonnées de fagon tout a fait nouvelle, arbitraire. Courbes et droites s'unissent en un jeu formel sans signification verbale: la typo graphie a perdu son objet. IsUnbedruckte. Derweisse Innenraum des Buchstabens ist für seine gute Form uraus wichtig, wahrend Wortzwischenraum und Durchschuss für die Lesbarkeit ii Schönheit des Textes von entscheidender Bedeutung sind. Ebenso können nedruckte Weissflachen optisch ausschlaggebend sein. nser Beispiel zeigt verschieden grosse Weissflachen mit deutlichen Wertig- I sstufen, wie sie beim Absetzen von drei Buchstaben auftreten. Die Typen- ischenraume sind schmal und deshalb von intensiver Helligkeit, das Weiss in- rhalb des o ist etwas milder, wahrend das über dem o liegende Weiss am wachsten wirkt. Dieses lebendige Weissbild zeigt, dass die unbedruckte Flache Wert ist, welcher in der Typographie ganz bewusst eingesetzt wird. Les blancs. Le blanc interne des caractères est essentiel, car sa forme propre est de la plus haute importance, tandis que les espaces entre les mots et les Iignes contribuent a la lisibilité et a la beauté du texte. De même, les espaces non encrés, optiquement, ont une valeur incomparable. Notre exemple fait voir des blancs de grandeurs et de valeurs nettement diffé- rentes dans la composition de trois lettres. Les intervalles sont étroits et, de ce fait, d'une blancheur plus intense; le blanc a l'intérieur de l'o est quelque peu plus assourdi, tandis que celui qui le surmonte est le plus faible. L'ensemble engendre un espace blanc plein de tension et de vitalité qui constitue par lui-même une valeura laquelle la typographie a consciemment recours. 405

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