ftTnt LES RENCONTRES DE LURS Usines a CLEVELAND (U.S.A.) et SASSENHEIM (Hóllande) Succursales a BRUXELLES - MILAN a PARIS: 6, rue Greffulhe - PARIS 8e- AN J. 80-56 et AN J. 16-75 authentiquement des horizons nouveaux, renonceraient a refléter uniq ment ce qui existe déja. Je suis convaincu qu'il y a encore place par cette conception originale de l'édition, d'une edition qui ne se bo^ pas exclusivement au souci de vendre, mais peut également se permet: de commettre de temps a autre une splendide erreur. Yu que l'on ne demande a personne, aujourd'hui, d'exceller et <fe nous sommes tous plus ou moins contraints de nous résigner a la spécil- sation, la présentation de nos revues peut au mieux être comparée ta virtuosité d'un danseur de corde. Le bout de la corde ne pouvant ie atteint, personne n'arrive a passer tout a fait, et le seul critère de jup ment qui nous soit laissé est de savoir lequel de tant de funambijs réussit le plus longtemps a se maintenir en équilibre. Lurs en Haute-Provence, village a la Giono, gros bourg en ruine, abandonné efliiinobn revit. II est facile de l'imaginer quand Vox et Jean Garcia déboulaient les premjs, q aal parmi ses pierres et ses ronces. Aujourd'hui deux routes goudronnées, par les oli-paal ttfic et par les lavandes, montent a ce haut lieu, au bout de la route, contre le ciel. La DuhL 1eJ en bas, se love graphiquement, le plateau de Valensole barre l'horizon. D'un ïte dö .n cöté, c'est Ganagobie, la montagne de Lure, le Contadour et derrière les coll-s, aal a Forcalquier et Manosque. La Provence est omniprésente. C'est le choc initial quejm imlm regoit ici. Le «coup de bleu». La découverte de Lurs, loin de Paris, en plein été, impose un paysage qui est soiltaa iup soleil comme une tapisserie ancienne dont les détails se seraient estompés. La Prov^eHsal b des yeux ne s'impose pas, ne pèse pas (pas plus que 1 odeur de lavande), elle s insile.a alia De la place oü les voitures forment le plus étrange ensemble de numéros minéjo-nnaeié giques, au chemin de croix du I7e, dans le vent, au bout duquel on prend le preleol bnc apéritif en musique, le village s'étire avec ses ruelles étroites, ses passages voutésjesav portes ouvertes sur le ciel, son amphithéatre de mines, l'énorme pan de mur donum si chateau, ses deux chapelles. Lurs est devenu, en une dizaine d'années, le lieu de 1 semblement du premier parlement libre des arts graphiques. Maximilien Vox a su rassembler autour de lui les graphistes, les fondeurs, le) primeurs, les papetiers, les photograveurs, les hommes des machines qui, cette ar ont célébré ensemble son cinquantenaire de vie professionnelle. Les plus jeunes y coudoient les anciens. Autour des tables du petit bistrot loc xrortaic peut entendre de passionnantes discussions. F. H. K. Henrion, président de l'AGI, leA'i sfc avec Fernand Baudin des techniques de communication et Paritosh Sen avec jnér; not Ponot de ses recherches d'un caractère indien basé sur l'écriture de Tagore. Pendant ce temps l'on mange la soupe au pistou, le paté de grive des alpes lapin provengal aux herbes. J Yan Dieuzaide montre ses photos dans les rues, Olaf Leu des diapositifs d travaux, le soir, après minuit. Quelques amis répètent sur l'amphithéatre la pièc dirige Flavien Monod, le poète de «la Seine». Les Hongrois György Flaiman, JIusbubH Lengyel et Paul Gabor, accrochent aux murs de la salie de conférence une expositiijdoqxo s livres de leur pays pendant que Denis Brihat dispose ses photos dans la salie municjle.m olir René Toutain tire du coffre de sa voiture les impressions Draeger pour la revue nIn.voi i Cette année vit le retour de ce que Vox appelle «la vague 25Charles Peignot djmogioo pour son film sur lettre, réalisé avec Mallon et Jean Wiener, le respect dü aux incurjleai5 1. de la typographie cinématographique et l'enthousiasme provoqué par les choses e pre vivaces. Alexéïeff nous montra, au cinéma voisin, Le nez, d'après Gogol, réalisé sur 1 i art, d'épingles, et des films publicitaires d'animation qui obtinrent un trés franc succ Les conférences et les débats de chaque journée sont organisés depuis Paris e ré-u i parés durant l'année. Les rapporteurs et les conférenciers invités amorcent le mati les si- débats qui sont continués l'après-midi. Voici l'ordre du jour: Le premier jour. «Les problèmes de l'enseignement» a v rapport de Gérard Finel sur le résultat de l'enquête faite pendant l'année aupnies employeurs et des enseignants. Albert Hollenstein proposa ensuite une classify 00.5b du métier de graphiste et - en l'absence d'Emile Ruder, malade - MM. Laut e.l Serres-Cousiné exposèrent leurs méthodes d'enseignement au «cours de grap a - publicitaire de l'Académie populaire d'art plastique». Deuxième jour: Un exposé de Marcel Hignette fixait ses réflexions sur notre Üil - sation de l'image et introduisait la brillante démonstration de Peter Knapp pre Hi des photos floues, oü se jouaient les effets du grand-angulaire, des reflets, des ma-tes 0 des vues d'avion, etcoü Georges Mathieu décela les influences de l'impressiot tafel qn de Léger, de Tanguy, Dali, Arp, et quelques autres. La conférence de Mathieijurt plus de 2 heures et demie, cernant le problème de l'image par le détour du «sig:|> e l de la calligraphic. «Nous entrons dans le cycle de l'iconosphère - dit-il - et lort: graphiques ont quatre siècles de retard.» II préconisa le retour au lyrisme des cattei. res, au röle de l'ornementenfin a un nouveau baroque. Troisième jour: Journée de la lettre avec Rémy Peignot parlant de la «typolech- Ladislas Mandel du problème de l'écriture universelle, José Mendoza et le Pré-en f Roger Excoffon des «raisons» de la nouvelle antique Olive. Quatrième jour: L'Edition. Frangois Richaudeau présenta la courbe ascenda l'édition comparée a celles des industries audio-visuelles et insista sur le phém eilr .s-ail al n-mebr «,133 .aio IbIb 83b lesiisoci: U8 fil 31: 428

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