Ja,'0 k-ï Garcin 1933 Gaicin 1935 11 Pour I 'artiste, les expériences les plus graves dans le do- maine des idéés se réduisent en définitive a servir une seule cause l'art. Les oventures spirituelles les plus douloureuses lui apparaissent, avec le recul, comme des moyens, grace auxquels il augmente en profondeur les possibilités de son être. Si multiples que puissent être les directions de ses recherches au point de vue du développement de la con- naissance, celles-ci se rattachent Toujours, malqré de longs détours, au problème de son métier. Mais pour résoudre ces derniers, il n'a qu'un seul guide, lui-même, et cela en dépit de toutes les polémiques, basées presque toujours sur des formules primaires et des idéés faciles qui voudraient, soit par puérilité, soit par intérêt imposer un but unique a ce miracle qu'est la création artistique. Au bord du précipice, et s'il ne veut périr, il s'agit pour lui de résister avec opiniatreté, aux vertiges absurdes des collectivités. Avec un cceur déchiré, il doit rester malqré tout bon danseur sur la corde raide, que celle-ci soit sus- pendue au-dessus d'un cloaque ou bien d'un sublime pay- saqe. C'est la aualité du rythrne de la danse qu'il faut avant un absolu perpétuellement inatteint, l'ar- e, le grand révolutionnaire solitaire dans 4) t. ternelies, et par la même il a dépassé le 2 3 O 3 i it g 2 3 3! encore les idees avec naivete, et, d autre g t! Pr's Pour ceux, plus conscients, qui les ^'ns personnelles. C'est done en vain que 3 "m®!* re ^ans 'e domaine du ternporel vou- leurs mots d'ordre, valables seulement a ^00^0) I JI 3 2 o ïombre d annees. o. oS.gvJ; rf son comportement n'est vraiment hu- V -3 W J.-I i-l s g m 3 utne que s il arrive a realiser au maxi- §<log oortait virtuellement en lui, et cel ontraintes, hormis celles de son ai v QJ H il est plus particulièrement un hc rX «3 r! T3 <13 u il est plus particulièrement un homme g n érenciations que ce terme comporte, il ■g' I -g g, autres hommes, d'une fagon indirecte, J o-ö d cien plus eff.ciente au point de vue de r-i "O 3 3 S li' r i* o 2 w dans I approtondissement des nuan- 2aSïg ïn^ c'e esPrif Pue se trouve la source SoP?? li-ci pour pouvoir fonctionner, eet objet S divers et d'une valeur a remettre tou- 2 8 8 B ement a toujours été la seule manière I Eg o® être avide d'une conscience plus éten- m« Oï#Sd v rM g ourir, certes, maïs a ce jeu perilleux on e la difficile méthode pour subsister, justification de la vie. sations est exigeante et l'artiste n'a ja mais 11rii as payer en souftrances le don extravagant et mer- veilleux que lui a fait la nature, c'est-a-dire une sensibilité particuliere, cette chose si forte et si fragile, a la fois hai's- sable et adorable, curieux alliage de puissance et de fai- blesse. Sur le dur cliemin qu'il s'est choisi, son corps ma> chera ensanglanté... il se peut, mais son esprit restera joyeux quand même. I! faut avouer que cette attitude qui est au niveau de l'homme -et contre laquelle les forces bru- tales de l'exférieur viennent en vain se briser, ne peut dé- plaire a une tête bien équilibrée. Laure GARCIN.

Abstraction création art non figuratif fr | 1936 | | page 13