ARTS ET METIERS GRAP III OU ES M ONSIEUR, Dcvenu propriétaire du Lafontaine in-8°, que publiait M. Urbain Canel et sachant que vous êtes souscripteur a eet ouvrage pour un exemplaire, je vous engage a completer votre douzaine, ce qui serait d autant mieux dans vos interets que vous obtiendriez double Preizième. Je désire que cette proposition puisse vous être agréable. Veuillez, je vous prie, me faire connaitre votre intention a eet égard. Comme je me propose de publier plusieurs autres ouvrages, je vous les offrirai en temps. Disposez entierement de moi et so^ez assure de mon entier dévoument. H. Balzac. Et Balzac ajoutait en post-scriptum SI vous prenez la douzaine, je vous passerai l'exemplaire a i5 fr., ce qui est un prix fort doux, dans le cas contraire, je ne pourrai vous donner l'exemplaire que vous avez a moins de i 5. Depuis Iors l'édition du Lafontaine de Balzac et d ailleurs aussi celle du Molière ont fait du chemin, en particulier les quelques exemplaires tirés sur chine (a i fr. la feuille)! Le Lafontaine sur chine de la vente Brivois (n° 677) a fait 2.100 fr., en 1920, et le Mohere sur chine de la vente Descamps-Scrive Romantiquesn 157) a fait 2.700 fr. en 1926! Si Balzac éditeur n'a pas en 1826 recueilli Ie même benefice du Molière et du Lafontaine, du moins son voyage d'AIenpon a la recherche du phenix des graveurs ne fut pas sans profit pour Balzac romancier. Son passage a l'Hötel du Maure lui servit a decrire 1 Hotel des Trois M^aures dans le Dernier Lhouan et son bref séjour alenponnais lui inspira les décors de la Vieille Fille, du Cabinet des Antiques, d'une première version de la Fleur des pois et peut-être quelques traits de l'EnnersJe l'His- loire Contemporaine. lelie fut I'aventure de Balzac éditeur. Loin de calmer son ardeur commerciale les tribulations ne firent que l'exaspérer et comme nous le verrons dans un prochain article, en pleine crise du Lafon taine, en mars 1826, Balzac achetait une imprimerie Marcel BouTERON. Nous avons largcmcnt use pour nolrc étude de trois excellents ouvrages Comte G. de Contades, Balzac alenfonnais, Alen^on, E. Rcnaut-Debroisc, 1888, in-8°; Gabriel Hanolaux et Georges Vicairc, La jeu nes se de Balzac (2' éd.). Paris, Ferroud .921, in-8°; L.-J. Arrigon, Les Muls llltéraires d'Honoré de Balzac... Paris, Perrin et C,£. 1924, in-16. MIGNONE, COHP8 SEPT. Quousque tandem abut ere, Catilina.patientia nostra? quamdiu no$ etiam furor iste tuus eludet quem ad finem sese effrenata jactabit andacia nihil ne te noc- turnum presidium palatiinifiïl urlys vigilinc nihil Unior populi, nihil consensus bonorum omnium, nihil hie munitissimns habendi senatus locus, nihil horum constrictam jam omnium horum conscientia teneri conjurationem tuam non vides? quid prozimaquid snperiore nocte egeris, ubi fueris, quos convocaveris quid consilii ceperis,qnem nostrumignorarearbitraris? O tempora, o mores f senatus hoc intelligit, consul videt:hic tarnen vivit.Virit? imo vero etiam in senatum venit fit publici consilii particeps notat et designat Italique Quousque tandem a but ereCa li li napa li en! ia nestra quamdiu nos etiam Juror iste tuus eludetquem adjinem sese effrenata jactabit audacia nihil ne te noctumum prersidium palatiinihil urbis vigilicenihil timorpopuli nihil consensus bonorum omnium nihil hic munitissimus Specimen de mignone.

Arts et Metiers Graphiques fr | 1927 | | page 20