ADRIENNE MESURAT MONTCINÈRE 11 LIBRAIRIE PLON Julien GREEN un romancier-ne ARTS ET MÉTIERS GR A P III QU ES Roman par I'ran90is le g: Du même auteur EN YENTE CHEZ TOUS LES LIBRAIRES LA CONVENTION BRITANNIQUE DE LA PUBLICITÉ, LONDRES, i8-a3 JUILLET CC 5? L'admirable, chez M. Julien Green, c'est la sécurité, l'équilibre, l'adaptation exacte du style a 1 objet du livrel'ceuvre est la, tout entière devant nous, elle ne se dérobe jamais derrière les ornements, les graces, les métapboressa force vïent de son centre mème et non de sa péripbérie". Edmond JALOUX Le fait de dire, voici quelques années Je suis agent de publicité provoquait chez votre interlocuteur un mouve ment de recul semblable a celui que vous auriez créé en avouant une maladie honteuse. II y a quelques progrès dans ce sens auprès des commer^ants. Mais le public considère toujours l'agent de publicité comme un individu dépourvu d un certain nombre de scrupules et exer^ant un métier doEiteux. On l'entretient d'ailleurs dans cette idee, quand, rendant compte du proces des décorateurs les quotidiens laissent s'intituler coEirtier de publicité un Dumoulin, comte provisoire de Peyronnet. II n'en est pas de même en Amérique. II n'en est pas de même en Angleterre. On l a bien vu, lors de la Semaine de la Publicité de Londres. La session de la Convention fut ouverte par Sir Emery, secrétaire d'Etat aux Dominions. Le due d'York y vint rendre visite. La moitié des stands de l'Exposition de la Publicité, dans le ball formidable de l'Olympia, était des stands d'agents de publicité. L'Etat, pour sa propagande, s'adresse a des agents de publicité Sir Charles Higham vendit la guerre recrutements, emprunts Sir William Crawford vendit la paix - il est un des animateurs de l Empire Marketing Board, comité pour la vente des produits de 1'Empire qui mène auprès des commer^ants et des consommateurs la plus intel ligente campagne nationale et coloniale. Sir Charles et Sir William Crawford furent anoblis par les services publi- citaires rendus au Royaume. Et Ton sait quel honneur ce peut être dans la vieille Angleterre. C'est davantage cette impression de puissance, de respec- tabilité, d'effort commun, qu'il faut chercher a l'Exposition publicitaire de l'Olympia, plutót que des idéés nouvelles ou des réalisations originates. La publicité anglaise subit l'influence américaine pour les annonces et le texte, et commence a subir l'influence allemande pour les placards et les affiches. Mais cette situation forte des publicitaires d'outre-Manche tient a deux faits l'honnêteté d'abord, Truth in advertising Vérité. Les publicitaires donnent des affirmations exactes. Les journaux donnent le nombre net d'exemplaires vendus. L'autre élément de force est la coopération. II y a un club publicitaire puissant a Londres, ou viennent se connaitre, s'estimer, échanger leurs idéés, ceuxqui réalisentla publicité. Tandis que les publicitaires francais, tout comme on le fait dans les autres industries franpaises, travaillent mystérieusement, jaloux de leurs recherches et de leurs trouvailles. Tous respireraient mieux sans doute en ouvrant les fenêtres. II y aura une convention a Paris, l'an prochain tres probablement. Nous sommes capables de montrer plus d'harmonie qu'a une Reklame messe de Leipzig, plus d ori- ginalité qu'a une Advertising Exhibition de Londres. Mais le montrerons-nous? Pourtant ce jour-la, le public comprendrait mieux que l'agent de publicité et l'éditeur publicitaire sont des créateurs, que l'écrivain peut signer une chronique publici taire sans qu'il soit besoin d'ouvrir une enquête a ce sujet, que l'artiste publicitaire a maintes fois plus de vrai talent IX

Arts et Metiers Graphiques fr | 1927 | | page 95