(J V DU BLASON A LA MARQUE DE PROPRIÉTÉ cotisse, baston, filet, saultoir, chevron, croix, bordure, giron» etc. compliquée :a l'extréme, elle était l'étude primor diale des seigneurs et chevaliers. Composé a l'origine de cinq cou- leurs fondamentales, gueules (rouge), azur (bleu), sinople (vert), sable (noir), pourpre (gueules azur), et de deux métaux l'or et l'argent, l'écu acquit, avec le temps, le droit d'avoir les couleurs naturelles des objets ainsi que la couleur rose de la chair. Ce qui revient a dire que toutes les couleurs furent permises. LOIS ET DÉCRETS D'après Daguin, le plus connu des édits royaux relatif aux armoiries est celui de novembre 1696, registré le 18 de ce mois. Edit par lequel Louis XIV, par mesure fiscale, créa un armorial général et depót public des armes et et blasons du royaume. II ajoutait... Les armes des personnes, domaines, compagnies, corps et communautés seront enregistrées, peintes et blason- nées dans ledit Armorial général, éta- bli dans la bonne ville de Paris. Les propriétaires d'armoiries non enregistrées étaient passibles d'une amende de trois cents livres. Cet armorial général est conservé a la Bibliothèque Nationale, et Charles d'Hozier qui en était le garde n'en a pas rempli moins de soixante-neuf volumes (fig. 1). Sous la révolution, le peuple exerqa ses représailles sur les nobles d'abord, et ensuite sur ce qui les personnifiait. Ce fut une hétacombe d'armoiries, les murailles furent rasées, les églises débarrassés a coups de marteaux de leurs saints et de leurs emblèmes quelques jours plus tard, le gouverne ment décréta l'abolition compléte de ces vestiges du pouvoir absolu... Les Communes et les Corporations qui, dans la plupart des cas s'étaient inspirées pour la création de leurs armoiries, de celle du seigneur, leur suzerain (fig. 2, 9, 4.) se créèrentdes armes communestriangle rayonnant, bonnet phrygien, faisceau de licteur, etc. Sous l'Empire, le Sénatus Consulte du ier mars 1808 se hata de rétablir les titres nobiliaires et, avec eux, de nou- veaux blasons parurent. Napoléon créa pour ses généraux et maréchaux, la plu part gens du peuple, des armes nou- velles dont le type est celle du maré- M //ill X c te.' da in t j.-oJce. a tc 2Sn •»'<->/! eJhu heuiJ cv Fis Fis. rffrrLr Fig- 3- chal Ney (fig. 6.). Avec la Restaura- tion, évidemment, les blasons de 1696 reparurent (fig. j.). Napoléon, a son retour d'Elbe, les remplaca par ceux de 1808. Charles X, bon prince, laissa sub sister les blasons empire, qui ne con- nurent jusqu'a nos jours aucune modi fication sérieuse, sauf, peut-être, celles de 1848 et de 1870, conséquencé du changement de régime. Les communes, dans tous ces boule- versements, reprirent leurs armes féo- dales qu'elles ont toujours conservées. EVOLUTION DES MARQUES Pour remonter le plus loin qu'il nous soit possible dans les véritables mar ques de propriété, il nous faut aller jusqu'en 1332. E.-T. Hamy, dans un petit opuscule conservé a la Biblio thèque Nationale, nous fait lerécit d'un naufrage qui, en ce temps la, se pro- duisit entre la cóte francaise et Major- que une caravelle chargée de caisses de cire échoua contre un récif non loin de la cóte francaise; l'équipage périt. Quelques jours après, la douane ras- sembla sur la cóte les balles de cire que le flux y avait apportées. Plusieurs marchands expéditeurs revendiquèrent leurs droits de possession sur cette marchandise; ils montrèrent pour cela le fac-similé de leurs cachets de fabri cation qu'ils y avaient apposés. La douane, après vérification, les autorisa a reprendre leur cire. Fig. 4. C'est le premier exemple, montrant l'utilité des marques, que nous ayons. MARQUES D'ORFÈVRES, D'IMPRIMEURS, DE PORCELAINIERS II est curieux de constater que trois commerces, bien avant les au.tr.es, avaient pris l'initiative de marquer les produits de leur fabrication. La première ordonnance, nous dit Dunant dans son ouvrage, réglant en France le titre des matières d'or et d'argent, date du règne de Louis IX, c'est done a cette époque reculée qu'il faut vraisemblablement faire remonter l'obligation imposée aux orfèvres de marquer de leurs poincons particuliers leurs bijoux, et l'auteur relève dans les statuts de la corporation des orfèvres

Arts et Metiers Graphiques fr | 1930 | | page 31