K AYS ER SI IK HOSIERY dre, dont les oeuvres les plus marquantes ont ceci de com- mun, c'est de présenter les objets dans l'état précis d'abs- traction au dela duquel ils cesseraient de faire partie du réel. C'est dire combien Biiur, loin d'etre une fantaisie, sou- lève de graves questions, et touche, avec une insistancé presque douloureuse, au point névralgique de Invo lution de la lettre le conflit entre l'esprit de synthèse qui en nous voudrait réduire chaque signe a une rigou- reuse et stricte géométrie, et vise a la pureté mathéma- tique du Morse oü du Braille et l'instinct analytique plus ou ntoins obscur par lequel nous sentons qu'il ne noüs appartient pas de chan ger la signification d'une lettre, et que sous l'alphabet, il y a l'hiéroglyphe, a la fois image et mouvement de la main. Notre métier de créateurs de lettres est done de donner une interprétation claire et cohérente de cette réalité in tangible, l'alphabet chaque caractère devant étre consis- tant et avec lui-mêmé, et par rapport a l'ensemble. De la le cöté le plus voyant, le plus immédiatement popu laire de Bifur, et oü se re- connait le talent particulier de l'affichiste professionnel. Cassandre peintre, irait peut- être au surréalisme. Dessina- teur d'affiches, il s'adresse au grand nombre un grain d'ar- bitraire en trop, et une page frappante devient une page inintelligible. (Aussi ses affi ches les plus public sont- La Lettre Bicolore. II n'est guère possible de ne pas retrouver dans ces modèles l'influence decorative de Bifur. L'essai de bas de casse de Ge- brauchsgraphik par Léonard est particulièrement intéressant. A rapprocher de Buhl Soieries HERAUSGEBER H. K. ^USANCE-Pt VsfipK,

Arts et Metiers Graphiques fr | 1930 | | page 48