f) 4 1 S 57 cet art cursif et do- lent, sous cette grande liberté qui cache un don d'observation quelque- fois sarcastique, aucune méthode, sinon la cer titude que l'ceil est d'un mécanisme parfait. Aucun de nous n'é- chappe complètement aux conditions qui veu- lent que le devoir de se vêtir avec goüt, avec recherche, si l'on veut, soit non seulement nécessaire, comme ces saisons que toutes les civilisations et toutes les esthétiques accueil- lent depuis toujours par des costumes de cir- constance, mais encore une des formes de la beauté, et peut-être la plus passionnée et la plus vivante, car elle sous-entend la sensibi- lité humaine, d'obs cures révoltes contre la monotonie, tout un monde de délicatesses et de graces, enfin une sécurité qui a force de loi. On congoit ainsi qu'un peintre de la va- leur de Bérard ait été attiré par les féeries et le murmure de la mo de, cette porte ouverte sur le style, et qui em- prunte sinon le cceur, du moins les sentiers les mieux tracés de l'art de vivre pour arriver a sa pleine expression. On dira ici que le dessin peut fort bien se passer de couleur, ou que celle-ci ne lui ajoute rien. Théorie uni versitaire dont la fureur d'embellissement mo derne et les ressources de nos imaginations montrent l'étroitesse. 27 ■&z Pages extraites de Vogue.

Arts et Metiers Graphiques fr | 1937 | | page 41