LES CADRES EVETTE GERMAIN Cie NOTES ET ÉCHOS cie JULES BRETON 174 FAubouRq St-Hoinoré ParIs 8e SUCCESSEURS 243, rue Saint-Martin, PARIS (llle) Par suite des retards dans les travaux de l'Exposition, la parution du numéro spécial qui y est consacré se trouve reporté au 15 aoüt. Le numéro ordinaire qui devait paraïtre après le numéro spécial le précéde done dans la série de l'année. LES ARTS ET METIERS GRAPHIQUES DANS LES REVUES ÉTRANGÈRES Pour inaugurer notre nouvelle rubrique, point n'est besoin de nous étendre sur ses buts son titre les indique avec clarté et précision. Notre désir de tenir le lecteur fran9ais au courant de ce que publient d'important ou de curieux nos confrères étrangers ne saura surprendre per- sonne les arts et métiers graphiques ont atteint, partout dans le monde, un développement considérable, et il est naturel que nous cherchions a nous renseigner sur leur état actuel dans les publications spéciales qui, comme la nötre en France, s'efforcent a l'étranger de dresser périodique- ment le bilan. de rimprimerie, de la publicité, de l'édition. En tête de cette première chronique, il nous semble juste de signaler la vaillante jeune revue anglaise Signature, paraissant a Londres trois fois par an, sous la direction de M. Oliver Simon, assurément l'un des plus remarquables typographes et architectes du livre de notre époque. Le dernier fascicule de Signature (juillet 1937) se distingue particulièrement par une étude documentée et pleine d'es- prit que M. Desmond Flower consacré a la grande dynastie de typographes francais, les Didot. Bien que ne nontenant pas de révélations nouvelles sur la vie et l'oeiivre de cette familie prodigieuse, l'article de M. Flower ne peut être ignoré d'aucun amateur de Part typographique francais, car il nous montre une fois de plus combien le rayonnement de celui-ci est vaste chez nos voisins d'outre-Manche. Voici en quels termes M. Flower établit une comparaison entre Bodoni et Firmin Didot I.a gloire de Bodoni ne repose guère sur ses caractères romains qui, selon M. A. F. Johnson, ne sont qu'une imi tation de caractères frangais. Aucun de ces styles Empire (Bodoni et Firmin Didot) ne peut servir a grand'chose aujourd'hui, bien qu'il soit impossible de nier leur beauté ou de contester leur conformité aux besoins de l'époque. Bodoni et Didot se ressemblaient aussi par leur manière de se servir de la mécanique de l'imprimerie. Ils aimaient tous les deux les papiers blancs, par trop glacés a notre goüt, sur lesquels ils étaient a grande peine d'obtenir une impression parfaite avec la meilleure des encres noires. Ils étaient, sans doute, tous les deux, des grands hommes. Mais il y a au moins un domaine oii Firmin Didot apparait supé rieur a son rival. Pendant des générations, chacun des Didot avait été un homme de lettres aussi bien qu'un imprimeur pour qui le livre était une chose a lire et a admirer et non seulement une marchandise ou un objet a produire. Un bon imprimeur doit faire la nuance entre l'homme de lettres et l'artiste disait Pierre Didot. Les Didot ne se considéraient pas comme des magiciens, mais comme des chainons dans la production des choses importantes. Firmin Didot raisonnait dans les termes du livre, tandis que Giambattista Bodoni raisonnait dans ceux de l'impres- sion. Nous trouvons dans le même numéro de Signature une précieuse note de M. Harry Carter sur le nouveau caractère Van Dijck de la Monotype ainsi qu'une étude de l'ceuvre ElNCAdREMENTS MOdERNES DÉCORATiON ilNTERiEURE dAppARTEMENTS MEüblES ET bibElOTS TéI. ElysÉes 45-07 TURBIGO 75-66 ET SUITE PAPIERS POUR IMPRESSIONS DE PAPIERS DE FANTAISIE CARTONS LUXE

Arts et Metiers Graphiques fr | 1937 | | page 75