Us MAIMUSCRITS sous Ies CAPETIENS r C dEUX qRAINdES pÉ- RiodES, Le MOyEN AqE ET l'ÉpOQUE ModERNE, ENTRE IeSQUeIIeS pEUT SE divisER L'hisToiRE dE La NATÏON fRANqAiSE, Ia dER- NiÈRE, Qui EST Ia plus COURTE, EST AUSSi Ia plus fAVORisÉE du poiNT dE vue dE I'art. Des sTyUsvARiÉs s'y succècIent, aux- queIs Ies noms dEs Rois Louis XVI, Louis XV, Louis XIV, Louis XIII et Henrï II doNNENT UNE dÉsiqiNATioiN COMModE, EXACTE ET TRES USUeIIe. PeUT-ÊTRE EST-CE pARCE QUE IeS IoRMuIeS dE CES STylES SONT ENCORE AppliQUEES A dES objETS doNT NOUS NOUS SERVONS TOUS IES joURS. Le MoyEN AqE, au contraïre, AppARAÏT bEAueoup plus ÉloiqNÉ. Nous CONNAisSONS SURTOUT SES pROduCTÏONS ARTÏSTiQUES PAR lES ÉdifiCES REli' qiEux, et Ies objETS Qui Ies parent ont Ie plus SOUVENT UN SENS SyiVlboliQUE QUÏ VÏENT A NOTRE iNSU ModifiER NOTRE juqEMENT. Le terme MoyEN AqE EST UNE iNjuSTiCE A l'ÉqARd dE CETTE ÉpOQUE, CAR CEUX Qui y VÉCURENT NE l'ONT jAMAis EMployÉ. Nous NOUS EN SERVONS AVEC 1'ARRiÈRE-pENSÉE QU'il y a LA une pÉRiodc dE MÉdiocRiTÉ qu'accentue l'ÉloiqNEMENT dES TEMps. CEpENdANT I'hisTORiEN dE I'art EST fORCÉ dE RECONNAÏTRE Qu'il y EUT aIoRS UNE pROduCTÏON d'CEUVRES AUSSi VARiÉES QUE d ANS l'ÉpOQUE MOdERNE. II disïiNquE ORdiNAiREMENT I'art MÉROviNqiEN, I'art CARoliNqiEN, I'art roman et I'art qoThiQUE. lei il fAUT NOUS ARRÊTER, CAR UNE NOUVeLIe ÏNjuS- TicE VÏENT d'ÊTRE COMMisE. La dERNÏERE dE CES dÉNOMiNATÏONS, ET pEUT-ETRE AUSSÏ l'AVANT-d ERN i ERE, EST iNEXACTE OU TOUT AU MOiNS ÏMpROpRE. On A biEN ESSAyÉ dE MONTRER QUE Le TERME fRANqAÏS CONVÏENdRAiT MiEUX QUE Ie TERME «qOThiQUE». La CORRECTION n'a pAS pRÉVAlu, SANS doUTE pARCE QUE CE n'ÉTAÏT pAS AÏNSÏ Qu'il CONVENAÏT dE Modi- fiER 1'AppEllATiON. L'aRT EST EN EffET Ie RÉsuItAT dES TENdANCES NON SEUlEMENT dE Li EU, MAÏS dE TEMps et c'est CE Qu'EXpRiMENT TRES bÏEN lES AppEllATÏONS «STylE Louis XVI OU STylE HENRi II d'uNE pART, ART MÉROviNqiEN OU ART CAROliNqiEN d'AUTRE pART. Ce Qui fAÏT SuiïE A l'ÉpOQUE CARO- LÏNqÏENNE, C'EST l'ÉpOQUE CApÉTÏENNE. ELLe s'ÉTENd jusqu'en 1528, dATE pRÉcisE ou Ia Mn de Ia filiA- TÏON diRECTE dANS Ia dyNASTÏE viNT jETER Ie pAyS AU MiliEU d'ÉVÉNEMENTS bÏEN diffÉRENTS dES pRECE- dENTS. Le pRiNCipAl fuT CETTE qUERRE dE CENT AnS UN TERME, pOUR CAUSE, QUE N'EM ployÈRENT pAS Ies CONTEMpORAiNS Qui Ia VÉCURENT qUERRE Qui fAilliT ROMpRE a j'amaïs L'unïte du pAys. Or, CETTE ÉpOQUE CApÉïiENNE, AUX LÏMiTES SÏ pRECisES dE 987 A 1528, SE RETROUVE AdMÏRAblE- MENT dANS Ie doMAiNE dE I'ART ET TOUT spÉCÏAlE- MENT dANS CElui dE I'enLuMÏNURE ENCORE si pEU CONNU, MAis Qui MEROE dE l'ÊTRE, CAR Ie livRE EN- LuMiNÉ AVEC SES pEÏNTURES EST ENCORE biEN plus Le REflET d'uNE ÉpOQUE QUE l'édificE ÉIevÉ pAR l'ARChiTECTE OU La STATUE dRESSEE pAR Ie SCulp- TEUR. L'ÉpOQUE CApÉTÏENNE REUNÏT lES EnIuMÏNEURS ROMANS ET lES pREMÏERS ENIUMÏNEURS qOTlliQUES. EUe excIut Les artïstes du XIVe et du XVe siècLe, A Qui NE SAURAiT CONVENÏR Ie NOM dE qOTbÏQUES, car Leur réaLIsme dE plus en plus accentué en FaÏT Les pRÉCURSEURS dES pEÏNTURES ModERNES. L'AppEllATiON CApÉTiENNE CARACTERisE CET ENSEMblE dE STylisATioN idÉAlisTE QUE I'ON VOiï SE dévEloppER depuis Le moment oü La soMpTuosiïé CARoliNqiENNE dispARAIT pEU A pEU j USQU'AU TEM ps dE ce sièclE d'oR que fuT Le XIII0 sièclE, ou L'art ATTEiqNir UN ÉpANOuisSEMENT TeL Qu'ON NE SAURAÏT Lui dispuTER au moïns en enLumïnure Ie NOM dE STylE SAÏNT Louis II RESTE A juSTifÏER pAR dES EXEMplES QUE 1'AppEllATÏON Qui CONviENT A l'ÉpO QUE dE llAUTE pUÏSSANCE QUE REpRÉSENTE Le RÉqNE dE Louis IX, pRÉpARÉ pAR CElui dePbilippE-AuqusTE, coNTiNuÉ pAR CElui dE PhilippE Ie BeI, convïent ÉqAlEMENT A 1'ÉpOQUEdES pREMiERS ROÏS dE Ia TROÏ- siÈME RACE, ÉpOQUE OEI 1'iNfluENCE CApÉTÏENNE ÉTAO pluTÓT A l'ÉTAT dE pOTENïi El QUE d'ACTE VÉRiTAblE. 22. INITIALF D'UN PSAUTIFR DE SAINT-CFRMAIN-DFS-PRÉS, Xle SIÈCLE. (Lat 11550, Fol 9 v°). 2> j

Arts et Metiers Graphiques fr | 1937 | | page 29