ENDANT LA PÉRIODE CARoliNqiENNE Ie Hvre enLumIné étaIt avant tout un livRE a I'usAqE dE L'ÉqlisE, oü Ie souveraIn Ie montre CIharIes Le CIhauve dANs sa BiblE et pEU plus Lhaut, La RÉqioN LiMousiNE est encore plus ORiqiNAlE. Son enIumïnure RÉpANduE dANS dE NOMbREUSES BiblES ET dANS dES SACRAMENTAÏRES a Les tons et La Lacture dES émaux, qRANd e spÉ- ciAliTÉ du pAys teLLe cette CRucifixioN sEdÉTA- chANT AVEC iNTENsiTÉ SUR UN fONd blEU divisÉ EN CARRÉS OU EN RECTANqlES. PLUS AU NORd, PoiïiERS A ÉTÉ ASSEZ hEUREUX pOUR CONSERVER Ia ViE dE SAiNTE RAdEqONdE Qui y fuT psiNTE, MAis il Laut RAppORTER A ANqERS UNE ViE dE SA'lNT AubÏN Qui est a La BiblioThÈQUE. Cette dERNiÈRE ceuvre ATTESTE UN ART TRES SLIR ET Qui NE doiT Ri EN A l'ÉTRANqER. Trés curIeux ENfiN et ToujouRs du Xle si ècLe SONT dES dESsiNS pROVENANT dE SaÏ NT-GeRM Ai N- il MsTOIïipUE d ES' Prés, pRÈs dE PARis, Les uns dANS une CLhro- NÏQUI ET REPRÉSENTANT dES SCENES dE L'ENfANCE du CbidsT, Les autres dANS un PsautIer et fiqu- rant Le Roi DAvid avec dES MusiciENS, TANdis que La pAqE opposÉE poRTE siMplEMENT UN B iNiïiAl d'uNE qRANdE RichESSE. II fAUdRAiT joiNdRE A CES livRES CElui Qui pORTE EN fRONTispicE lES SAÏNTS PATRONS dE I'AbbAyE, CeRMaIn ET ViNCENT. Nous SOMMES ici EN plEiNE RÉqioN CApÉTiENNE. II NOUS RESTE ENCORE UNE AbbAyE A visiïER. C'eST OCCUpAiT SOUVENT UNE plACE dE choix, COMME SON PsAUTÏER, OU LoTlrAiRE dANS SON ÉVANqÉ- Li Ai re. La puissANCE dE L'ÉqlisE AlliÉE a La puis- SANCE ci vi Le pORTAiT COMME EMblÉME EXTÉRiEUR Ia pouRpRE et il n'est pAS dE livRE dE Luxe caro- liNqÏEN SANS QUeLqUES pAqES OU AU MOiNS QUeL- QUES fONds d'ENlUMiNURES dÉpOURVUS dE pOURpRE etd'oR,CESviEillESCOulEURsdE L'autorIté romaïne. AvEC Ia dÉCAdENCE CAROliNqiENNE, lES pORTRAiTS dispARAisSENT d ES livRES ET AU dÉbUT dE l'ÉpOQUE CApÉTiENNE iLs N'y SONT pAS ENCORE. MAis TANdis QUE l'Ai RE dE pROduCTiON dES MANUSCRÏTS d'ART ne SEMblE pAS AvoiR dÉpAssÉ sous Les CAROLiNqiENS Ie sud dE Ia vaLLée dE La LoiRE, eLLe est bEAUCOup pLuS VASTE ET s'ÉTENd pAR TOUTE Ia FRANCE SOUS lES CApÉTiENS. II y A dEUX ÉVOluTioNS iNVERSES, Qui NE COÏNCidENT QUE pAR lEURS RÉSuLtATS MATÉrÏeLs. MAis TOUT EST EN LaVEUR du d ÉVEloppEM ENT CApÉ- t'ien. Les sujcrs icoNoqRAphiQUES sont plus Lré- QUENTS Qu'a Ia pÉRiodE pRÉCÉdENTE ET plus NOM- bREUX Aussi Les TEXTES ULuSTRÉS, AiNsi QUE NOUS Le VERRONS. Les siMiliTudES que nous venons dE marquer ENTRE I'ART CAROliNqiEN ET I'aRT CApÉïiEN s'ACCUSENT d'AbORd NATUReIIeMENT dANS Ie NORd ETdANsl'EsT dE La France. On voudRAÏT savoïr La provenance ev«NqÉii«iR£.<]Eiaexacte dE cet ÉVANqÉliAÏRE du Xle siècLe (N!A24,Cp,qPE£'28).QUi SERviT A Ia SAiNTE-CLlApEllE. LES qRANd ES pEiNTURES dES ÉVANqÉLisTES y RESSEMblENT siNqu- liÈREMENT A CeLLes QUE CONTÏENT UN AUTRE ÉVANqÉ- Li AÏ RE EXECUTE a LuXEUil SOUS 1'AbbATiAT dE CÉRARd II, ENTRE 1042 ET 105l. L'ART dE CES liVRES EST iNfluENCÉ pAR I'ART qERMANÏQUE. MaÏS NOUS ARRivONS iNSENsiblEMENT A I'ART fRANQAis pAR L'ilSI- TERMÉdiAiRE dE L'ÉvANqÉliAÏRE dEPoussAy, AU dio- CESE dE Toul, Qui CONTÏENT UNE si CURÏEUSE NATi- viTÉ, ET pAR CES AUTRES ÉvANqilES du NORd dE La France, conserves a La BiblioTbÈQUE dE L'ArsenaL, doNT nous avons choisi La mïse du CLhrïst au TOMbEAU. La TRANsiTÏON CONTiNUE AVEC Ie SaCRA- M's5e'^0%^iN,'MENTAiRE dE SAiNT-BERTÏN ET AVEC Le MisSEl dE Denis (N° 20, PAqE 52). SAiNT'DEINis (ivis. LAT. 94}6), Ie pREMliER RENfER- MANT UNE AsSOMpTioN, Ie SECONd UNE lApidATiON TROpAÏRE cI'Autun (N° 16, pAqE 27). ÉvANqéliAÏ RE LuxEuil (N° 25, pAqE 29). ÉvANqéliAiRE dE PoussAy (N" 17, pAqE 51). dE SAiNT ÉTiENNE, QUE NOUS REpROduisONS ici. L'ART MÉRidiONAl Lui Aussi SEMblE COMMENCER Saint-Sever (Mors pAR Les fRONTiÈRES extremes dE Ia France. L'Apo- TN°VNpAqEU22')"S'CA^yPSE ^E SAiNT-SEVER, EXÉCUTÉE ENTRE 102Ö ET 4072, v'lENT dE l'EXTRÉMiTÉ dE La CASCOqNE ET eLLe EST NETTEMENT pOUR Ie dESSiN ET Ia COULEUR SOUS I'iNfluENCE dE L'art EspAqNol. A CElui-ci EST du ÉqAlEMENT Le Ms. NOUV. acq. Lat. 2290, que nous ne pouvoNS sépARER du manuscru dE SaInt-Sever TANTSON illuSTRATiON EN EST VOÏsiNE. II AppARTÏEN- Deux autres EXE M pi a! RES du COMMENTAiRE dE BEArus SUR lApo (jRA a I'ART VRAÏlVlENT fRANCAis du XII le siECU dE 8 p. 55, N° 59 pAqE 54). cAlyp«(N 58p. RE|NOUVE[ER EiMTiÈREMENT La FiquRATioN dE L'ApOCA- LypsE. L'ÉTudE dE ce suJet reste a fAiRE MAlqRÈ Les TRAVAUX dE L. DeBsLe ET dE P. MEyER. Pour trouver dES TÉMoiqNAqES dE L'art fRANQAis dANS Le Midi dE La France, il suffiT d'EN dEMANdER AUX qRANd ES AbbAyES. RAppORTONS doNC Laou eLLes ONT ÉTÉ EXÉCUTÉES CES MERVeUIeS Qui SONT AUJOUR- d'hui A La BiblioThÈQUE natIonaLe. Albi retrou- VERA SON qRAduEl dÉCORE dE SOMpTUEUSES iNiïÏAlES SACRAMENTAiRE dE CC J I I LI A FiqEAc (N° 54, ET FiqEAC EN oLLrIRA dE SI SEMblAblES dANS UN pAqE 55). Sacramenta'ire dE LiMoqES (n° 52, pAqt 57). SACRAMENTAiRE QU'ON pOURRA SE dEMANdER si LeS dEUX liVRES NE SONT pAS SORTis du MEME ATEliER. UN «ViE dE saInt Aubifs 1 (N° 50, PAqE 56). Recue ÉCRiï a SaInt-Cer MAiN-dES-PRÉS (N° 21, pAqE 56). 24 22. INITIALE D'UN PSAUTIER DE SAINT-GERMAIN-DES-PRÉS, Xle SIÈCLE, (Lat. 11550, fol. 245).

Arts et Metiers Graphiques fr | 1937 | | page 30