INDUSTRIE Paika semestervaskan med tre bra vi-bocker TO» KHXST f ÖH SV t I' d'un tube de pate dentrifice que tout le monde connait déja a satiété. Car on oublie bien souvent que toute oeuvre publici taire doit, en dernière analyse, dire quelque chose au public, qu'elle a, si modeste soit-il, un message a transmettre, autour duquel il faut toujours qu'elle soit centrée. Une réclame qui n'ose pas être, en ce sens, active, voire même un peu irritante, ne saurait avoir l'efficacité qu'on est en droit d'attendre d'elle. La question de savoir s'il faut ou non arracher le public a sa qui étude par l'affiche, l'annonce ou la couverture de livre se pose depuis qu'il existe une publicité et des artistes publici- taires. L'ancienne école prétendait que l'image doit être a la fois agréable et tranquillisante pour l'ceil comme pour l'esprit (que l'on songe, par exemple, aux annonces traditionnelles pour les whiskys). En revanche, les tenants de la tendance 436 moderne sont d'avis que toute ceuvre publicitaire exige de pro- duire un certain effet de choc, afin d'attirer l'attention. Enfin, le groupe intermédiaire entre ces deux extremes et c'est vrai- semblablement la majorité tout en estimant que la réclame traditionnelle est en grande partie vieillie et dépassée, n'en pose pas moins ce principe que l'effet de choc ou même d'irri- tation produit sur les esprits ne doit être recherché qu'avec mesure, faute de quoi on risquerait, non point d'agir vraiment sur le public, mais de le fatiguer. Olle Eksell, en tout cas, est de ceux qui, loin de partager cette vue moyenne, veulent choquer, irriter même. Les choses les plus anciennes et les plus connues, il tient a les représenter comme si elles étaient entièrement nouvelles. Mais quelque insouciant que puisse paraitre parfois son mépris de la tradi-

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