«Él mamSËÊKmttmkÊiUBtt efine unité indivise. C'est que tant le texte que l'illustration ne sont que l^phénomènes de diffraction d'une source unique, la vision poétique qii Franfoise Pochon du monde et de la réalité et qui lui fait opérer de vltables transmutations, par le truchement du mot écrit, du bois et du c'age. jon style personnel est déja tout entier dans l'un de ses premiers tvaux, un petit livre intitulé La Tasse, et que l'auteur imprima elle- ne en 15 exemplaires sur Japon, en 1954. II y est question de l'un objets dont nous nous servons le plus dans la vie courante, la 2, que l'artiste affectionne «paree qu'on la trouve dans toutes les ttsons». Adaptée aux diverses circonstances de la vie, la tasse subit d onnantes transformations remplie de lait, elle fait descendre la lune svla table que frappent les rayons du soleil a la fa$on d'un tamboura l' ure du thé, elle se vêt de soie rouge a motifs d'hirondelles. Des rrésentations figuratives illustrent le texte poétique, le complètent, le c crétisent. Les différents objets sont présentés sans relief, sans per- sptive, et cette bidimensionnalité leur permet de s'agencer en orne- nftts et d'éviter ainsi la ressemblance du calque. Ornements plus qu'ima- gf ces créations n'en ont pas moins un étonnant pouvoir de suggestion. Pour pénétrer plus avant dans les arcanes des mondes enchantés de Frangoise Pochon, il faut examiner ses collages, plus suggestifs encore que ses bois. La, son imagination se déchaine, et tout, même l'objet le plus insignifiant, se voit promu au rang de matériau ou d'élément significatif. Comme sous une baguette magique, les objets morts s'éveillent a la vie. Frangoise Pochon ne dédaigne rien, ni les cailloux, ni les débris de porcelaine, ni les éléments d'un mouvement d'horlogerie, ni les zestes d'orange. Les boutons-pression se muent en fleurs, les copeaux de métal en soleils et en étoiles, les motifs de fine dentelle en étoiles de mer, les coraux en rayons de soleil. Les coquillages trouvent leur place dans ce microcosme au même titre que les plumes, les grains de sable et les plantes séchées. Le tout est appliqué sur des couches de papier collé évoquant a lui seul toute une gamme de phénomènes. Le ciel s'obtient au départ de Japon blanc en misant habilement sur le caractère cinétique de ses fibres. Le papier marbré d'une page de garde se découpe astucieuse- ment en couches successives évoquant l'ondoiement de l'eau et dominant la composition tout entière. Une fois de plus, Yobjet trouvé est devenu un moyen d'expression artistique, une fois de plus surgissent de rien de chatoyantes visions de paradis, Edens rêvés par une artiste. A) ie au fric. Serigraphie, 40 X 99 cm, fünffach vergrössert nach einem Holzschnitt. In einer A age von 100 auf Japanpapier gedruckt und als Leporello gefalzt. 1956. 5) anse-Würfelspiel. Serigraphie, 50X 84 cm, zweifache Vergrösserung nach einem Holzschnitt, guckt in einer Auf lage von 100 Exemplaren, 1961. 0) )ie Saulen blühen.« Weihnachtskarte der Künstlerin für 1957. Holzschnitt (Originalgrösse), 2t xemplare von Hand auf Japanpapier gedruckt. 4) Ode au fric. Sérigraphie, 40 X 99 cm, agrandie cinq fois d'après une gravure sur bois, imprimée k 100 exemplaires sur papier japon, pliage accordéon. 1956. 5) Jeu deVoie. Sérigraphie, 50X 84 cm, agrandie deux fois d'après une gravure sur bois, et imprimée a 100 exemplaires, 1961. 6) Les colonnes fleurissent. Carte de vceux de l'artiste pour Noël 1957. Gravure sur bois (grandeur originale), tirée a 20 exemplaires a la main sur papier japon.

Graphis de | 1967 | | page 35