1 V. J:r knapp stilisierten Greifen aus Konya (Abb. 13) und dem in reich bewegte Silhouetten arabeskenhaft umgesetzten Greifen aus Divrigi liegen die feinen Stilvariationen, die die seldschukischen Künstler entwickelten. Mit Figurenschmuck ausgezeichnet waren vor allem die Stadtmauern. Das Bildprogramm veranschaulichen uns die Reliefs und freien Plastiken aus Konya in der als Museum eingerichteten seldschukischen Ince- Minareli-MedreseTierkampfszenen, Tiersymbole, doppelköpfige Grei fen, Löwen, Fabelwesen. Im Relief der Genien (Abb. 7) verbinder ;ii ein antikes Thema mit den Motiven des griechisch-archaischen Me- a la; laufs, der türkischen Zopftracht und der islamischen SpiralarabeskejinvLi der Krone. Und wen erinnert dieses Relief nicht auch an die Plastikier II französischen Pilgerkirchen? Diese letzte Verbindungslinie ist rjht abwegig. Denn schon der erste Kreuzzug führte 1097 durch Anato n, und auch die nachfolgenden berührten das rumseldschukische Reich' La célèbre bataille de Mantzikert, sur le lac de Van, en 1071 est la première étape de la conquête de l'Anatolie par les Seldjoukides nomades venus de la mer d'Aral. La puissance du sultanat seldjoukide de Rum n'allait cependant pas tarder a être contestée, et la prise de Bagdad par le Mongol Flulagu sonna le glas d'un royaume oü les arts de Mslam avaient brillé d'un rare feu durant la première moitié du XIIIe siècle surtout. C'est alors que furent construites nombre de mosquées, d'uni- versités (médressés) et de caravansérails et que la cour du sultan Alaaddin Kaï-Qubad en la capitale de Konya connut un essor artistique inégalé partout en Occident, sauf a la cour sicilienne de Frédéric II. C'est de cette époque qu'il faut dater la naissance de l'art turc qui devait con- naitre son plein épanouissement sous l'Empire Ottoman. En terre anato- lienne, les architectes et sculpteurs seldjoukides confèrent a l'art de l'Islam un caractère particulier qui en fait l'égal des grandes réalisations artistiques dans les divers pays soumis a la loi du Prophéte. Des influences se font jour qui sont en partie étrangères, sinon contraires aux tendances profondes de l'art islamique. Bref, l'Anatolie subit la pénétration artis tique de l'Islam tout en l'imprégnant de la tradition locale, phénomène que l'on retrouvera aux diverses époques oü des civilisations nouvelles se heurteront au patrimoine anatolien. Pour savoir ce qui se prépare dans ce creuset, rappelons que les formes d'art apportées d'Asie centrale par les nomades mongols s'altèrent au contact de l'art abbasside sur la route triomphale qui mène ce peuple par la Perse et la Syrië, puis entrent au contact des traditions arméniennes en Anatolie oriëntale et vienlritr 3 rencontrer l'héritage d'Occident dans l'Iconium byzantin oü les Sd-T joukides établissent leur capitale, Konya. Toutes ces influences éclant au grand jour dans la décoration, qui retiendra notre attention. Loin de se soumettre a l'interdit qui, dans l'Islam, frappe la figurajin< humaine et animale, l'art seldjoukide ne craint pas de faire appar req franchement la figure humaine, et ce même sur les édifices religieux. 'ui Ay doute que nous avons la affaire a des résurgences chrétiennes, byzarr esv et centrasiatiques. La richesse des motifs dont dispose l'art seldjouHe s'étudie le mieux sur les portails géants des mosquées, des médrefis,; des hans et caravansérails, oü se concentre l'ornementation des const,c- tions civiles et religieuses. Ces portails typiquement seldjoukides jecf leurs niches a stalactites dans un encadrement étroit, flanquéede colonnes, sont recouverts d'un fin réseau de motifs géométriques er,e- vêtrésétoiles et rosettes, pousses de feuilles bifurquées rattachées qes vrilles en mouvement rythmique, entrelacs, bandeaux et alvéoles.: ,a disposition a angles droits rappelle e'écriture coufique monumenle. Dans la première moitié du XIIIe siècle, tous ces motifs sont a pne ;:i:sb dégagés de la pierre. Par la suite, leur plasticité plus accentuée ut confère un caractère quasi baroque. Les deux styles sont magnifiquet nt réunis sur les portails de la Grande Mosquée, l'Ulu Djami de I) (1228), presque étouffés sous l'avalanche ornementale. Les ét'es semblent fuser du mur, les arabesques se tressent en un feuillage toïu. - i -8 'E' 'i - Turkish Art in Anatolia Türkische Kunst in Anatolien L'art turc en Anatolie 13) 14) 15) Animal symbolism is based on zoj oro phic art of Scythian or Eurasian origin, jcaiio pictures show details from the walls of Kon: thi 5o i double-headed griffin of the Seljuks in stricpra-ni zi metrical form, a fish stylized to the pol <>adj symbolism and the battle of the unicorn ai'thm: ;mj elephant, in which the unicorn, as the syrr.} oisdfie. power, impales the elephant on its horn, i .aiorl now in the museum of the Ince-Minareli ma4a:i 13) 14) 15) Die Tiersymbolik beruht auf dejkyi thischen bzw. eurasischen Tierstilkunst. Dipt* bildungen zeigen Motive aus der Stadtmauil Konyaden seldschukischen doppelkoj Greifen in symmetrischer Strenge, den zum S' abstrahierten Fisch und den Kampf zwjn qr ofcoq. Slbus Einhorn und Elefant, wobei das Einho Machtsymbol den Elefanten aufspiesst. Beispiele sind im Museum der Ince-Mi' Medrese aufbewahrt. 13) 14) 15) La symbolique animale s'inspire ai«n au style des animaux de l'art zoomorij-rioo scythique, c'est-a-dire eurasien. Les illustratie j re-, ui, présentent des motifs du mur d'enceinte de I- le griffon seldjoukide a deux têtes, rigoureu^ennQh symétrique, le symbole du poisson stylisé h no; combat de la licorne et de l'éléphant au duquel la licorne, symbole de la puissance, t fiaauj< l'éléphant. Tous ces spécimens se trouvi musée d'lnce Minareli. 82

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