■a passe de l'ornementation géométrique a la figurale dans les dragons i tï/its dans des huit et dont la queue est prise dans un bandeau stricte- m;t géométrique, alors que la tête est sculptée dans le détail. On en v(j d'excellents exemples sur le portail du Karataï-Han, oü ils jouent le mae röle conjurateur (d'après Katharina Otto-Dorn) que l'animal heldique des Seldjoukides, le griffon bicéphale. II suffit de comparer la srsation dépouillée des griffons de Konya (fig. 13) avec la vitalité de ce. de Divrik pour mesurer la richesse stylistique de 1'art seldjoukide. 5S motifs animaliers et humains se retrouvent surtout sur les remparts dealles. II nous en reste des reliefs et des figures isolées tels qu'on en a rassemblés au musée archéologique de Konya installé dans l'ancienne médressé Ince Minareli. On y trouve des combats d'animaux, des symboles animaliers, des griffons bicéphales, des lions, des animaux fabuleux. Le relief des génies (fig. 7) nous montre un amalgame de motifs byzantins, grecs de l'époque archaïque (la course genou en terre), turcs (la natte) et islamiques (arabesques en vrille de la couronne). Et ce relief n'est pas sans rappeler les sculptures des églises de pèlerinage en France, et pour cause, puisque la ire Croisade de 1097 arriva jusqu'en Anatolie et que les suivantes eurent également maille a partir avec le royaume seldjoukide de Rum.

Graphis de | 1967 | | page 85