GR4PHIC DESIGN KUNSTSCHULE ASTER DAMM 73 Bill pen taint öto Die erfolgreiche Spezialschule für Graphik Design Leitung Setzke BDG ICTA 2 Hamburg 1 Ferdinandstr.17 atom PHOTOGRAPHIS [Suite de la page 495] sensiblement améliorée, de sorte que les photographes publicitaires furent les premiers contraints a s'assurer la maltrise absolue de la couleur. II sufïit de consulter un grand magazine illustré ou les exemples hautement représentatifs réunis dans les divers annuaires Photographis pour se convaincre du succès de l'opération. La fonction de pacemaker du photographe publicitaire m'est apparue avec une clarté particulière dans le domaine du portrait. Pendant de longues années, une conception curieuse a prévalu un peu partout, selon laquelle on ne pouvait réaliser de bons portraits qu'en noir et blanc et que le portrait en couleur pouvait tout au plus servir de moyen de diagnostic au dermatologue. Je crois que la confrontation permanente avec les excellents portraits en couleurs qu'offrent les annonces, les couvertures de magazines et les pochettes de disques a eu raison de ce préjugé. Les photographes publicitaires ont prouvé que le portrait en couleurs peut trés bien ne pas ressembler a une image d'Epinal et qu'il est aussi techniquement réalisable sans grandes difficultés. II en a été de même dans le domaine du magazine illustré. Les annonces en cou leurs ont préparé les lecteurs a la présentation de pages rédactionnelles en couleurs, et un beau jour, les rédactions s'étaient alignées sur le principe «exclusivement couleur» ou du moins «combinaisons couleur et noir-blanc». Le noir et blanc livre encore des combats d'arrière-garde placés sous des devises telles que «la couleur est iconographique, le noir et blanc documentaire», mais la réalité impose a ce genre d'asser- tions un démenti cinglant. Conscients de l'évolution des prédilections et de la sensibilité de leurs lecteurs sous l'impact de la publicité en cou leurs, les grands magazines de mode ont vite multiplié les pages couleur. Rappelons qu'il y a 25 ans déja, Vogue, House and Garden, Glamour et Harper's Bazaar publiaient des photos couleur de grande classe. Les photographes publicitaires ont aussi assumé un röle de pionniers par leur goüt de l'expérimentation. Les effets de couleur nouveaux qu'ils ont mis au service de la valeur d'attention de leurs annonces ont influencé grandement l'évolution de la photo couleur. Malgré leur poids relativement faible dans l'économie, les calenc _t publicitaires que l'on voit se multiplier d'année en année accusq même réorientation vers la couleur depuis une dizaine d'années. 4s» que la couleur augmente considérablement l'impact d'un caleniiet mural. Les éditeurs spécialisés ont done été amenés a accepter les kis de production élevés qu'implique l'emploi de la couleur, et le norlr, de publications en couleurs de ce genre est en augmentation const'te-a surtout en Allemagne et au Japon. Depuis cinq ans, l'avance de la couleur s'accélère. En 1968, l'extsi- tion d'agrandissements grand format de photos couleurs publicitj-esdcn organisée par Walter Herdeg dans le cadre de la photokina suscitait en|re une vive discussion sur les mérites comparés du noir-blanc et couleur. Aujourd'hui, on constate que la photo noir-blanc, a unci: ception prés (la photo d'art exigeant une certaine capacité d'abstract|i)A en est réduite un peu partout au röle de bouche-trou lorsque des jnsj s sidérations techniques ou financières interdisent l'emploi de la cou jiri Son röle reste toutefois intact dans la presse quotidienne, oü la cotjunui est limitée aux suppléments réalisés en héliogravure. Ici aussi on |r- i? poit cependant les signes d'un temps nouveau. Les rotatives offsegnti montré le chemin par lequel la couleur pouvait être introduite a pet frais dans les pages rédactionnelles d'un journal. Comme dans lei des magazines illustrés, ce sont une fois de plus les annonces qui pjn- nent les devants. La publicité ne peut se contenter d'un support ,:as>! couleurs vives; ses exigences vont amener inéluctablement l'avènennt: du journal en couleurs. On trouve a l'avant-garde de ce mouvemenes trés grandes maisons d'édition de presse qui peuvent se permcre l'énorme investissement que représente la transformation d'un par le machines en vue de l'utilisation exclusive de la couleur. II faut bien te a eet égard que si de nombreuses revues photographiques ne pubijiti que peu de photos en couleurs, e'est pour des raisons exclusivennr financières. Dans ces circonstances, ce que le photographe modert a de mieux a faire, e'est d'annoncer la couleur. SWISS POSTERS 1972 [Continued from page 496] poster. The editor of this journal made a first selection of fifty posters from the six hundred odd on view this year. There are perhaps a hundred others that can claim some kind of merit. Most of the remainder are so mediocre, so utterly lacking in graphic polish or in the leaven of originality, that they do not deserve a second look. Down at the deep end, the bathos is painful. Here we have a depart ment store announcing its spring displays. 'Because spring is here,' is the little gem that has occurred to the copywriter, and the artist has followed up with a sprig of blossom on a deep pink ground. Yet the worst is to comethe blossom is glaringly artificial. Or a hole the shape of Switzerland has been broken out of a large biscuit, and out of this hole rises a numerous Swiss family, all spruced up in their Sunday best, while the slogan announces for them: 'XYZ biscuits are our favourites.' And all this in the year of grace nineteen-hundred-and-seventy-two. Why linger over the lapses? Because they are significant. The ad vertising man with a hard-sell mission and a pocketful of facile marketing statistics is having more and more to say in the shaping of the po:h. In an era in which taste is in an eclipsea glance at the way most yo t people dress is enough to reveal itthe stage is set for loud and ci- fused statements and brash ideas. Understandably enough, the standard Swiss poster is not big enoih for the megaphone-wielding salesman, and there is a marked trjd towards the three-unit poster, on which sheer size can come to the d of even the weakest idea. Very few of these triple posters make muchie of their dimensions or their multiplication. The best are those in wljh the name of a circus is spread over three elephants in tail-to-trunk filelr the last of a long row of White Label bottles, such as might grace a s t- service shelf, is being removed by an urbane hand. The moral to be drawn from this flood of insipid productions, ji- illumined by any spark of graphic or ratiocinatory distinction, is fajy clear. Paradoxical as it may sound, advertisingwrongly understood is ruining the Swiss poster. [Continued on page 552 itiiiijt ■aph ifiiti|i| ftdl 'ïi T ■pttfjr "siiittj 528

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