dbgisme et d'irrationalité (fig. 4). Grignani faisait de 1 op art avant la lek Ses théories l'ont amené jusqu'au gestaltisme, oü il a souvent tr<vé la confirmation de ses propres découvertes. 1 ne s'est jamais complu dans les eaux calmes du travail répétitif et rou- tii r sur un problème particulier, mais a manifeste de multiples curiosités. Cft ainsi qu'on peut distinguer dans son oeuvre plusieurs étapes im- pcantes: au début des années 50, il s'intéresse au flou, a l'image brouil- léipar la suite, il en vient aux distorsions, au moiré, a des structures séblables aux analyses techniques des contraintesle décennie 60 le voit te-ercher les répétitions modulaires, puis les structures périodiques; saérie de psychoplastiques débute en 1969, tandis qu il attache a secréations les plus récentes l'étiquette d'«isoplastiques», par quoi il désigne la rencontre entre la forme perjue et la forme imaginée. On reproche parfois a l'op art et a l'art concret, et plus particulièrement a leurs manifestations systématiques et électroniques, de n être au fond que jeux stériles et mécaniques impropres a donner expression aux gran- des expériences de l'Homme. Grignani apporte la contre-démonstration de Putilité de eet art pour la compréhension psychophysiologique de la perception; de son efficacité pratique dans le climat rude et réaliste de la publicité et de la communication; d'un aspect de cette recherche qui semble être le plus important et qui peut se résumer ainsi: chacune des créations de Grignani est une image significative qui accroche notre imagination et possède a un degré élevé ce que, faute de mieux, on peut appeler la beauté intellectuelle. 377

Graphis de | 1976 | | page 71