o m TO Les Compagnies frangaises ont depuis toujours base leur prospection sur le facteur personnei de leurs agents et producteurs. Ces representants, Paris par exemple, doivent supporter eux-memes tous les frais de leur prospection, sur les commissions qui leur sont allouees. C'est ce principe du prix net d'acquisition d'une police dont les courtiers sup- portent les frais d'acquisition qui regit la doctrine commerciale de nos Compagnies, et en vertu duquel le budget de publicite generale de ces Compagnies est reduit un chiffre infime par rapport la production annuelle. La production globale en 1936 des Compagnies Frangaises d'Assurances-Vie a atteint 7 milliards de francs. Un budget publicitaire de I °/00 permettrait un efffort de 7 millions, ordre de grandeur de la Publicite d'un Aperitif. II n'est pas question, ici, du fonds commun de propagande politique du Comite des Assurances, et dont les budgets, fort importants, ne s'exteriorisent aucunement par des realisations publicitaires visibles, ni par aucun effort de propagande collective en faveur de l'Assurance-Vie en France. II faut remarquer, en outre que, depuis les decrets-lois des 30 octobre et I 9 decembre I 935, l'Etat a oblige les Compagnies d'Assurances-Vie diminuer de pres de moitie les com missions allouees aux Agents producteurs. II semblerait tomber sous le sens de l'equite defaut meme du sens commercial que ces frais d'acquisition ainsi supprimes eussent dus etre re-employes en Publicite d'appui pour lesdits Agents. Or, il n'en a rien ete. Les consequences commerciales et meme sociales d'un tel errement sont evi dentes appui insuffisant aux producteurs et courtiers, d'oü recrutement de plus en plus difflcile de vendeurs de qualite, education insufflsante de la clientele, d'oü mauvais accueil systematique. Le resultat est connu 7% seulement de la population frangaise est assure sur la vie, et, par corollaire psychologique, d'un point de vue plus general indifference populaire aux pos- sibilites d'Assurances privees en dehors des Assurances de l'Etat. Cependant ces compagnies produisent parfois, sur l'insistance de leurs conseils ou edi- teurs publicitaires, d'excellents moyens publicitaires mais la diffusion en est si parcimo- nieuse, si hasardeuse, que les resultats n'en peuvent etre guere tangibles. Et pourtant, si le cas des Compagnies Frangaises d'Assurances est l'exemple actuel ne pas suivre, quelles possibilites s'offriraient pourtant dans cette branche des efforts publici taires methodiquement poursuivis et diffuses. Exemple particulier l'article 64, Titre III du Code des impots directs, autorisait la

Publicité fr | 1937 | | page 22