46 1935 - JANVIER légaux pour la G. V. et les colis postaux entre Paris et quelques grands centres Parls-Besanfon 41 heures, solt 10 kms l'heure. Paris-Lyon 43 heures, soit 12 kms l'heure. Paris-Marseille 67 heures, solt 13 kms l'heure. Paris-Nlmes 65 heures, soit 11 kms l'heure. Paris-Montpelller 66 heures, soit 12 kms l'heure. Paris-Strasbourg 65 heures, soit 8 kms l'heure. Un camión automobile, chargé de 3 15 tonnes, roule une vitesse horaire moyenne de 50 kms. Prenons le cas de ce marchand de meubles de Paris. S il livre par chemin de fer 500 kms, il sera obligé d'expé- dier en petite vitesse, le tarif grande vitesse étant prohibitifLa livraison exigeant 12 jours environ, supposer que le prix des marchandises expé- diées lui soit versé l'arrivée, il ne recouvrera les fonds immobilisés que 15 jours aprés l'expédition. Le trans- port étant effectué par automobile, les fonds rentreront au bout de 5 jours, ce qui revient diré que le camión permet notre négociant de réaliser un volume d'affaires cinq fois plus élevé que le chemin de fer avec le méme fond de roulement. Les Tanneries Angevines Seiches font tous leurs transports par camions. Ces derniers emportent des cuirs tannés de l'usine aux centres de livrai son Bordeaux, Marseille, Lyon, Nancy, etc., et reviennent chargés au retour de peaux vertes non tra- vaillées. Les délais sont pour Mar seille en chemin de fer, aller 16 jours en camión, aller 3 jours. Le prix en chemin de fer 0 fr. 45 le kilo, plus 10 fr. d'emballage aux 100 kgs, soit pour un chargement de 3 T. 500 1.925 fr. pour Taller en camión 1994 kms 1 fr. 15 soit 1.488 frs. Le prix de 1 fr. 15 est le prix moyen établi sur une exploitation d'une année. 30 d'économie d'argent et 40 d'économie de temps. VENDRE publie chaqué année une moyenne de 700 petites annonces, ce qui représente prés de 5.000 lignes. Si nos petites annonces ont un tel succés, c'est qu'eiles rendent. Consultcz nos petites annonces. Utilisez-Ies. Nos abonnés ont droit 5 lignes gratuites par an, et 5 lignes gra- tuites tous les mois dans la rubri que «Demandes d'emploi Sur le surplus, ils bénéficient d'une remise de 50 sur le tarif. VENDRE ne prend pas comme petites annonces les annonces cominerciales, déguisées ou non. II se réserve le droit de refuser l'insertion de tout texte sans avoir donner d'explication. Ceux d'entre vous qui sont allés, par la route, d'Angers Paris, ont été frappés par le nombre de camions qui transportaient des animaux v¡- vants. L'aménagement des camions est tres supérieur celui des wagons bestiaux, Taération beaucoup mieux assurée dans les parties basses par des claires-voies, dans les parties hautes par des cheminées de ventilation ce dernier point supprime la majeure partie des accidents survenant pen- dant l'été dans les transports des petits animaux (moutons, veaux, porcs) qui pénssent par asphyxie ou coups de chaleur. Le camión va charger la porte de Texploitation du prcduc- teur, supprimant ainsi les trajets pied qui fatiguent le bétail et influent sur la qualité de la viande. Les bétes ne passent que le minimum de temps en transport et étant déplacées dans un temps record ne perdent qu'un poids minimum. Des renseignements que j 'ai puisés prés des gros expédi- teurs de la région de Chemillé, il résulte qu'un animal transporté en chemin de fer perd 4 de son poids et peine 1 lorsqu'd est expédié pir camión auto. Enfin, ce dernier .node de transport permet au con- voyeur de surveiller l'état de santé de ses bétes et de pouvoir, le cas échéant, abattre et vendre au boucher d'un village sur la route un animal dont l'état devient douteux. En réalité, Tautomobile a découvert, créé une clientéle, que le chemin de fer dédaignait de s'attacher, qu'il n'était pas en état d'attirer lui ou qu'il mécontentait. La source réelle du succés de Tauto mobile de transport, on la découvre dans Textension méme de son rayón d'action. Elle utilise 651.832 kilo- métres de routes, tandis que les voies ferrées n'en ont que 63.845. Elle va partout réveiller les activités elle met de la vie et du mouvement la oü il n'y avait que de Timmobilité. Les deux modes de locomotion devraient rester cantonnés chacun dans leur utilisation la plus rationnelle, ce qui supprimerait la friction qui existe entre les transporteurs par route et les compagnies de chemins de fer. Un grand pas vient d'étre fait en ce sens et des décisions importantes ont été arrétées au Congrés de Rouen. Un essai a été tenté en Seine-Infé- rieure les compagnies abandon- nent un certains nombre de circuits jusque la desservis par des trains voies étroites en échange, les so- ciétés de transports en commun suppriment les services de cars rapi- des qui concurrensaient directement le rail. Nul doute que ce commencement de liaison ne donne les meilleurs résultats. Je suis certain que, devant ceux-ci, une entente plus compléte interviendra bréve échéance. Jean LATRON

Vendre fr | 1935 | | page 47